BlogApril 29, 2014

Une peinture significative pour l'histoire de l'art canadien

Philip Surrey, OC, ARC, (1910-1990) « Changement de trio » ou «autoportrait avec les Bruins de Boston, 1970» Cette toile sera exposée strictement pour votre plaisir et non à des fins commerciales pendant dix jours à compter du 30 avril à la Galerie Alan Klinkhoff, 1448, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (www.klinkhoff.ca). D'une part, nous nous spécialisons dans le marché d’art canadien depuis quatre décennies  et, d’autre part, sommes des fans de hockey qui attendent fébrilement la deuxième ronde des séries éliminatoires entre les Canadiens et les Bruins. Voilà pourquoi nous sommes particulièrement fiers de partager avec vous ce qui, à notre avis, est la plus magnifique des oeuvres de hockey réalisée par un artiste canadien. (On peut même y apercevoir un autoportrait fort discret de l’artiste dans la partie inférieure droite)

 

Dans la couche picturale de Surrey, on peut voir sauter sur la glace le numéro 9, John Bucyk, ailier gauche, le numéro 7, Phil Esposito, joueur de centre et le numéro 17, Fred Stanfield, un joueur de centre parfois utilisé comme ailier (ou peut être Wayne Cashman numéro 12).
 

Philip Surrey réalisa cette étude alors qu’il était à Boston en compagnie de sa femme le soir du 8 novembre 1970. L’équipe des Bruins, alors considérée comme une dynastie surtout après avoir remporté la coupe Stanley la saison précédente, était de nouveau la favorite pour les séries de 1970-1971; malheureusement, la coupe lui échappa cette année-là, mais elle la reconquit en 1971-1972. L’entraîneur Ted Johnson et les joueurs Johnny Bucyk, Phil Esposito, Wayne Cashman, Bobby Orr, Derek Sanderson, Ted Green, Reggie Leach, Ed Westfall, Ken Hodge et Fred Stanfield de même que les cerbères Gerry Cheevers et Eddie Johnson ont raflé à peu près tous les prix et honneurs au cours de la saison 1970-1971, sauf la coupe Stanley. Les Bruins avaient terminé la saison au premier rang de la division Est et les Canadiens, au troisième rang.

 

Il ne faudrait tout de même par oublier qu’à l’époque, les Canadiens pouvaient compter sur Jean Béliveau, Henri Richard, les frères Mahovlich, Mickey Redmond, Jacques Lemaire, Ralph Backstrom, Réjean Houle, Yvan Cournoyer et J.C. Tremblay, tous protégés par les défenseurs John Ferguson, Jacques Laperrière et Guy Lapointe pour ne nommer que ceux-là. L’élément-surprise de cette série a sans doute été Ken Dryden qui, au terme de sa saison dans la Ligue américaine de hockey, avait été invité à remplacer Phil Myre, alors second gardien de but derrière Rogatien Vachon. À l’étonnement de tous les partisans, l’entraîneur Al MacNeil avait décidé de faire de Dryden, qui n’avait joué que six parties avec l’équipe, son gardien de but partant contre les Bruins. Résultat : Dryden et les Canadiens ont battu Boston 4 parties à 3 dans la première ronde des séries éliminatoires, puis Minnesota et, finalement, Chicago pour remporter la coupe Stanley.

 

Revenons au 8 novembre 1970 et à cette partie de hockey à laquelle Philip Surrey assistait et où les Canadiens ont infligé une terrible défaite de 6 à 1 aux tout-puissants Bruins devant leurs propres partisans. C’est sans doute ce revers embarrassant qui a été à l’origine de cette fameuse bagarre générale entre les deux équipes, qui a été entièrement filmée et qui a aujourd’hui pour titre Canadiens/Bruins Bench-Clearing Brawl; vous pouvez d’ailleurs voir, sur YouTube, cette vidéo de 5 minutes au cours de laquelle, après quelques moments d’hostilité, on s’aperçoit qu’il n’y a plus que deux joueurs sur le banc des Canadiens, Phil Roberto et Derek Sanderson en train de se tabasser. Alors, qui sait si, cette année encore, nous allons assister de nouveau à une autre série Montréal-Boston aussi excitante et enlevante que celle de 1970-1971?

 

Go Habs Go Alan, Jon et Craig Klinkhoff

 

 

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