« Ce n’est pas la sensibilité extrême de l’être incompris qui a motivé ma décision à aller m’installer à Paris [...]. Là-bas, je n’ai peint que des sujets canadiens et j’ai continuellement rêvé au Canada. Les images étaient encore solidement imprégnées dans ma mémoire et je ne me suis pas autorisé à me laisser séduire par les charmes d’un nouveau paysage. En Suisse, en Scandinavie, partout, je retrouve mon Canada français. » Clarence A. Gagnon, 1931

Peintre, graveur, et illustrateur, Clarence Gagnon est né à Montréal le 8 novembre 1881. De 1897 à 1900, il étudie le dessin et la peinture auprès de William Brymner de l'Art Association of Montreal. En 1904, Clarence Gagnon se rend à Paris et poursuit ses études à l'Académie Julian dans l'atelier du peintre Jean-Paul Laurens. Au début de sa carrière, il se distingue par la qualité de ses gravures en remportant une médaille d'or à l'exposition de Saint-Louis en 1904, ainsi qu'une mention honorable au Salon des artistes français de Paris en 1905. De 1909 à 1914, Gagnon vit au Canada, en France et en Norvège, en continuant de faire des tableaux des esquisses réalisées au Québec.

 

Membre de la Société royale du Canada, il devient membre associé de l'Académie royale des arts du Canada en 1910, et devient membre à part entière en 1922. En 1923, il obtient le prix Trevor du Salmagundi Club de New York. Entre 1924 et 1936, Gagnon séjourne à Paris et il voyage en Europe. À cette époque, il illustre quelques livres dont Le grand silence blanc de L.F. Rouquette (1929) et Maria Chapdelaine de Louis Hémon (1933), un récit qui célèbre la vie des pionniers canadiens. À son retour au Québec en 1936, l'Université de Montréal lui décerne un doctorat honorifique.

 

Clarence Gagnon est mort à Montréal le 5 janvier 1942, à l'âge de 61 ans

 

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