« [...] Je dirais que [Goodwin] est essentiellement une artiste peintre. Elle ne distingue à peine ses formes; l'anatomie ne l'inquiète pas plus qu’elle n'inquiète Jean Dubuffet ou Jan Muller. Elle les aplaties et les amalgame. Toujours consciente du dilemme mélodramatique de l’Homme, le "Dybbuk", la tragédie de "Leavetaking", de "The Trial"- mais l’individu demeure anonyme, faisant parti de la foule, un membre dissous du flux éternel. Néanmoins, il ne s’agit pas d’une marée morne et désespérée, car la couleur de Betty Goodwin est magnifique. » Robert Ayre

Betty Goodwin est née à Montréal, en 1928. Elle est l’enfant unique de parents immigrants d’origine roumaine. Après avoir terminé, ses études secondaires, Goodwin étudie le design à la Valentine’s Commercial School of Art (Montréal). C’est ainsi que vers la fins des années 1940, elle se lance dans une carrière d’artiste peintre et de graveur. En 1968, elle s’inscrit à des cours de gravures à l’école Sir George Williams (aujourd’hui, l’université Concordia), où elle reçoit l’enseignement de Yves Gaucher. C’est par ailleurs à cette période que l’artiste inclut dans la création de ses oeuvres, des objets trouvés, des morceaux de tissus et des vêtements. Elle y incorpore aussi des formes humaines sombres et travaille souvent autours de thèmes relatifs à la solitude ou au deuil. Ces oeuvres aux techniques mixtes bien particulières attireront l’attention internationale et elle sera amenée à exposer, notamment, à la Biennale internationale de gravure de Tokyo (1974), à la Biennale d’arts graphiques de Ljubljana (1975), à la Biennale de San Paulo (1985) et à la Biennale de Venice (1995).

 

Au cours de sa carrière, Goodwin reçoit de nombreux prix et honneurs, tels que le prix de distinction Lynch-Stauton (1983), le prix national des arts visuels du Banff Centre (1984), le prix Paul-Émile Borduas (1986), la bourse de la Fondation Guggenheim (1988), le prix Gershon Iskowitz (1995), le Harold Town Prize for drawing (1998), Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques (2003), l’Ordre du Canada (2003) et quelques Doctorats honorifiques émis par des écoles à travers tout le Canada (par exemples, notons l’Université de Montréal, l’Université de Guelph et l’Université de Waterloo). Le travail de Betty Goodwin appartient à de nombreuses collections particulières et publiques canadiennes, dont celles du Musée des beaux-arts du Canada, l’art Gallery of Ontario et le Musée des beaux-arts de Montréal.

 

 

Source:

http://www.becontemporary.com/art-Goodwin.php

http://cwahi.concordia.ca/fr/sources/artists/displayArtist.php?ID_artist=202

 

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