Art canadien classique
“The Racer”, 1932, Ski-ing Series No 4
10.7 x 12.7 cm
Inscriptions
numbered, 10/50 (lower right); signed and dated, 'Frederick B. Taylor' (lower left)« Je n’avais jamais vu [d’estampes] dans lesquelles le mouvement même du ski était exprimé. Cela devint donc mon objectif… Je souhaitais communiquer ces sensations aux autres. »
— F. B. Taylor
Voici une occasion exceptionnelle d’acquérir trois des vingt-neuf sujets différents qui composent la Série de ski de Frederick B. Taylor, réalisée entre 1932 et 1937. Vingt-huit de ces œuvres sont des estampes originales exécutées à la pointe sèche, tandis qu’une seule est une gravure sur bois. Cette dernière, Ski Runner / Slalom Racer, offerte ici, constitue l’unique œuvre que Taylor ait réalisée dans cette technique.
Cette série peut raisonnablement être considérée comme l’un des premiers ensembles importants de l’art graphique canadien consacré spécifiquement au sport moderne, et peut-être comme l’une des premières séries canadiennes d’eaux-fortes ayant le ski pour sujet. Sans nécessairement constituer les toutes premières estampes canadiennes représentant une activité sportive, ces œuvres comptent parmi les premiers projets soutenus de la gravure canadienne à prendre pour thème un sport moderne. Elles se distinguent tout particulièrement par la manière directe et novatrice dont Taylor s’attache au ski alpin et à la représentation du corps en mouvement.
Dans ses notes autobiographiques, Taylor rapporte qu’au cours d’un séjour en Europe en 1934, ses scènes de ski furent proposées avec succès par des galeries et marchands d’art de premier plan, notamment la vénérable maison Colnaghi, à Londres.
Selon les propres mots de Taylor :
« Le ski occupait une grande place dans ma vie et je souhaitais tenter d’exprimer ce que ce sport me faisait ressentir. J’avais vu des peintures de paysage, des dessins et quelques estampes où des skieurs, représentés à l’arrêt, servaient à donner l’échelle et à accentuer la composition; mais je n’avais jamais rien vu où l’action même du ski était exprimée. Cela devint donc mon objectif. Je savais ce que l’on ressentait en dévalant une pente à grande vitesse, comment maîtriser son allure et comment s’arrêter selon les techniques de ski de l’époque, et je souhaitais communiquer ces sensations aux autres. »