« Douglas Lawley était un enseignant dont ses élèves se souviennent avec fierté. La matière qu’il enseignait était le latin, mais il s’est également vue superviser la classe d'enseignement des arts, étant lui-même un artiste polyvalent et compétent. Ses tableaux de chevaux, dont la représentation pouvait s’inspirer des traîneaux attelés de l’avenue Mont-Royal jusqu'aux chevaux sauvages de l'île de Sable, étaient particulièrement bons et extrêmement populaires. Plusieurs de ses toiles pendent maintenant dans le bureau du directeur de l'école secondaire où il enseignait. » Westmount High School, (westmount.org).

Douglas Lawley est né à Glace Bay, en Nouvelle-Écosse. Après avoir obtenu un premier diplôme de l'Université Mount Allison au Nouveau-Brunswick et un second de l'Université McGill à Montréal, il a enseigné pendant de nombreuses années et s'était spécialisé dans l'enseignement de la langue latine. Plus tard, Lawley est devenu directeur d'école du Westmount High School. Après avoir pris sa retraite, un de ses anciens étudiants qui était alors devenu professeur au Lower Canada College de Montréal, l'a contacté pour le convaincre de revenir enseigner au sein de l'établissement.

 

Déjà en 1937, Lawley songeait à devenir un artiste, mais décida finalement de faire carrière dans l'enseignement. Cependant, il n'a jamais perdu pour autant son intérêt pour la peinture, suivant des cours données par Agnès Lefort (Montréal) et par Aldro Hibbard, de l'American National Academy.

 

Bien que bon nombre des toiles de Lawley représentent des ports et des bateaux de pêche peints en Nouvelle-Écosse, la partie la plus importante, la plus excitante et la plus originale de son oeuvre est celle qui porte sur les chevaux. En effet, pendant qu'il vivait à Montréal, Lawley a peint à de nombreuses reprises sur le Mont-Royal des scènes enchanteresses qui, très souvent, mettaient en vedette des calèches pour touristes. À Charlevoix, Lawley a peint des chevaux qu'on utilisait dans l'exploitation forestière. À son retour en Nouvelle-Écosse, Lawley a entendu parler de l'Île de Sable, une île au large des côtes, où, selon la légende, l'on y retrouvait des poneys sauvages qui y avaient été abandonnés au XVIe siècle, après une vaine tentative de colonisation. Même à cette époque, bien avant que les compagnies pétrolières ne s'intéressent à cet endroit, l'Île de Sable était un refuge pour ces poneys sauvages car l'île bénéficiait de la protection du ministère Pêches et Océans Canada, qui en outres en contrôlait l'accès. En se rendant sur cette île particulière, Lawley trouva son sujet de prédilection; les magnifiques chevaux de l'Île de Sable, à la peau épaissie par le temps et les intempéries; les protégeant des forts vents et des violentes tempêtes qui sévissent dans la région. Ce sont d'ailleurs ces chevaux qui ont été présentés à la première exposition solo de Lawley à la Galerie Dominion, en 1962. Depuis, l'intérêt et l'enthousiasme pour les peintures de Lawley n'ont jamais cessé de grandir, notamment au Québec et dans la région des Maritimes.

 

Les peintures de Douglas Lawley font partie de nombreuses collections privées et corporatives du Canada.

 

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